Le cancer de l'enfant

Chaque année, 300 nouveaux cancers sont diagnostiqués chez un enfant

Journée internationale du cancer de l’enfant

Aujourd’hui, c’est la journée internationale contre le cancer de l’enfant, la principale cause de maladie et de décès chez les enfants. L’occasion de parler des initiatives belges qui accompagnent les petits malades au quotidien.

Le cancer de l’enfant est un sujet sensible, presque tabou. Pour soulager les petits malades et leurs parents, il est pourtant essentiel d’en parler, de faire évoluer les mentalités et d’encourager un accompagnement dédramatisé. Revenons sur les chiffres et les événements permettant des moments de détente pour toute la famille.

Le cancer de l’enfant en Belgique

Le cancer est une maladie peu fréquente chez l’enfant. Il ne représente qu’une faible proportion des nouveaux cas diagnostiqués chaque année : entre 1 et 3%, soit environ 300 petits malades. Différents des cancers les plus fréquents chez les adultes, ils concentrent essentiellement des leucémies (surtout entre 0 et 4 ans) et des tumeurs cérébrales et du système nerveux central, selon les chiffres du Belgian Cancer Registry.

Les chances de guérisons sont grandes et se sont significativement améliorées ces dernières décennies, dépassant les 80%.

Quelles initiatives pour les enfants atteints d’un cancer en Belgique ?

Malgré ces résultats encourageants, le quotidien d’une famille confrontée au cancer de l’enfant est particulièrement lourd, pénible. C’est pourquoi la Fondation contre le Cancer organise chaque année un camps de vacances au profit d’une cinquantaine d’enfants malades, entre 4 et 16 ans, hospitalisés à l’hopital de la Reine Fabiola (Bruxelles) , du CHR de la Citadelle (Liège) et de l’hôpital André Vésale (Montigny-le-Tilleul)

Chantal Vanberg, infirmière en chef au CHR de La Citadelle (Liège), responsable de l’organisation médicale de ce camps de vacances : « L’idée est de permettre à des enfants hospitalisés pour un cancer de sortir de l’hôpital et de passer une semaine de vacances, comme un enfant normal. Nous partons avec les médecins et infirmières des différents centres, ainsi que des moniteurs bénévoles. En journée, plusieurs activités et excursions sont organisées : équitation, bricolage, visites, etc. Le soir, les traitements médicaux sont pris en charge par les infirmières, qui poursuivent la prise en charge des chimitothérapies, transfusions et autres soins nécessaires. »

Chantal ajoute que les bénéfices sont triples : pour l’enfant qui passe une semaine de vacances loin du milieu hospitalier, pour les parents qui profitent aussi d’une semaine de répit pour s’occuper d’eux ou de leurs autres enfants et pour le personnel soignant qui peut ainsi lier une relation privilégiée avec les petits malades.

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