cela ne me correspond pas de « laisser pleurer »

3 raisons pour lesquelles je n’ai pas laissé pleurer bébé

Pourquoi j’ai choisi de ne pas laisser pleurer bébé

Aujourd’hui, je vais vous parler des raisons qui m’ont amenée à prendre une décision pas toujours simple à assumer : celle de ne pas laisser pleurer « Gribouillette ».

Depuis plusieurs jours, je prépare en pensées cet article et, n’ayant pas envie de vous faire la synthèse de toutes les lectures que j’ai pu faire à ce sujet, je me suis demandée quels avaient été les quelques arguments « clés » m’ayant conduite à faire ce choix… J’en ai identifié trois principaux, que je résume ici pour vous.

Les 3 raisons pour lesquelles je n’ai pas laissé pleurer bébé

1/ Premièrement, cela ne me correspond pas de « laisser pleurer ». Je ne suis pas capable de garder mon calme, de rester sereine si un enfant, qu’il soit le mien ou pas, pleure à côté de moi. Pas uniquement parce que je suis une personne sensible et empathique, attentionnée… mais tout simplement parce que cela m’énerve, me stresse, m’angoisse !

Parce que, de ce fait, une force à l’intérieur de moi me pousse à réagir, à tenter quelque chose pour faire cesser ces pleurs horripilants (il faut bien l’avouer), par égard pour l’autre que je ressens en détresse, mais aussi et peut-être surtout, par égard pour moi-même ! La nature a bien fait les choses : étant donné le degré de dépendance du nouveau-né et son incapacité à satisfaire lui-même ses besoins, il était indispensable que ses cris soient exaspérants au point de déclencher rapidement l’action d’un autre, plus autonome et capable que lui.

2/ Partant du principe que les pleurs sont la manifestation d’un ou de besoins physiologiques, affectifs ou émotionnels non satisfaits, on peut supposer que le fait de les ignorer ne va pas à priori avoir pour résultat de les faire taire… mais plutôt, dans un premier temps en tous cas, de les amplifier ! Logique ! Si vous appelez votre conjoint ou vos enfants, qui sont au fond du jardin ou ailleurs dans la maison et qu’ils ne répondent pas aux premiers appels, qu’allez-vous faire ?? Crier un peu plus fort… Puis encore un peu plus… Et ainsi de suite

« Laisser pleurer » n’apparaît donc pas comme étant la solution la plus « efficace » à court et sans doute à moyen terme, si l’objectif visé est une vie plus sereine et moins fatigante… Mais il est vrai que les personnes qui préconisent cette « méthode » parlent généralement plutôt de bénéfices sur le long terme (ou de caprices à gogo assurés à ceux qui ne la pratiquent pas).

3/ Ce qui nous amène à un troisième argument, qui m’a particulièrement touchée et a fortement contribué à asseoir ma position. Il a été prouvé que les premières expériences qu’on fait dans la vie détermine notre rapport au monde et aux autres, notre vision de l’existence. Les bébés qu’on laisse pleurer cessent de pleurer lorsqu’ils ont intégré que personne ne viendra les aider. Alors que les bébés qu’on essaie d’apaiser développent un sentiment de sécurité et de confiance, ces bébés qu’on laisse livrés à eux-mêmes, espérant qu’ils vont apprendre à « rentrer dans le moule » qu’on veut leur imposer (notamment concernant les rythmes de sommeil), apprennent surtout à ne pas espérer grand-chose, de la vie et des personnes qui l’entourent… et c’est une chose que je ne souhaite absolument pas pour mes enfants !

Emilie de Papa maman positifs

Maman depuis 5 mois d’une petite Gribouillette, de nombreuses fois désemparée, à la recherche de conseils et solutions, mais aussi de témoignages rassurants et déculpabilisants, j’ai récemment découvert l’univers des « parents blogueurs ».

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